Il a lu le blog.
Et maintenant l'Homme Parfait sait que, entre autre, tous les matins, je l'écoute préparer son café. Et que je kiffe ça.
Oui, je sais, je suis une psychopathe et ça craint. Moi qui espérait qu'il ne le découvre pas avant quelques années... Mais bon, en même temps depuis qu'il m'a vu ranger ma crème de jour dans le frigo à côté du beurre, je crois qu'il avait quelques doutes.

J'ai eu un peu de mal à sortir du lit ce matin. Je veux dire, à en sortir fièrement. Bon déjà en temps normal, c'est difficile de sortir fièrement d'un lit, le cheveu ébouriffé et la joue froissée. Mais là, je me suis retrouvée à faire exactement les mêmes gestes que ceux décrit dans un article ( le blog imite la vie, qui imite le blog qui imite...). J'ai eu envie de sortir du lit en faisant un double salto carpé histoire de faire quelque chose d'un peu différent. Puis je me suis souvenue que la dernière fois où j'ai réussi à toucher mes pieds, j'étais en 5ème. Alors je suis sortie, plutôt mollement à vrai dire, du lit, et je l'ai embrassé pour lui dire bonjour.
Ne pas paniquer, rester digne.
Je l'ai écrit, je l'assume.

Je l'ai écrit dans un blog. A la vue de tous, potentiellement. Donc oui, effectivement, les chances que ça arrive était plutôt élevées.
Dans les faits, et si je suis rationnelle, je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Il n'est pas allé fouiner sous le lit pour trouver mon journal intime. Il a juste cliqué sur un site que où je traîne beaucoup. Il a été intrigué, il a cliqué. Il a le droit. Point.


Mais en fait,  il a peut-être cliqué un peu trop souvent. Ou alors, c'est le fait qu'il n'ait rien dit. Mais oui, je deviens irrationnelle. Parce que moi non plus, je sais, je ne lui ai rien dit. Je n'ai pas dit «Je commence un blog qui va parler exclusivement des mecs avec qui je suis sortie et donc à forte probabilité de toi aussi». Ca sonnait mal dans ma tête quand j'ai pensé lui dire. Et ça ne sonne pas mieux ici, noir sur blanc. Je lui en veut un peu. Parce que je me sens totalement à poil, et que c'est pas juste (c'est mon côté Caliméro). Que tout le monde puisse lire mes articles, je m'en fous. Mais lui, c'est pas pareil.

Déjà 1) parce que je suis totalement amoureuse de lui et que j'aime pas qu'il sache que, en fait, je suis une fille super mièvre qui dessine des cœurs dans la marge de sa copie de math et imagine son prénom à elle accolé à son nom de famille à lui (en vrai, je le fais pas. Enfin presque pas. Mais l'idée est là).  Et 2) ici, je parle de mes exs. De sexe. De sexe avec mes exs. Et j'ai comme l'impression que c'est pas une super idée qu'il sache TOUT. Même si c'est du passé. Même si ça ne me fait absolument pas fantasmer. Même si je suis absolument pas bouffée par le regret. Ou nostalgique.


Pourtant, j'ai envie de continuer. C'est ce que j'ai envie de faire. Parce que j'aime écrire. Que j'ai manqué de régularité dernièrement, et qu'avoir un blog me semble la meilleure façon de se «forcer» à écrire. Puis on écrit mieux quand on écrit sur ce qu'on connaît. Et que le chose que je connais le mieux, c'est moi version dix ans de moins, avec tout le recul que ça implique.

Puis je le fais de façon anonyme, si ça se trouve, ce n'est pas vraiment moi.
Pour ça se trouve, ce n'est pas un ordinateur avec la même adresse IP que la mienne qui s'est promené sur mon blog pendant que je dormais. Et pendant que j'étais sous la douche.

Alors, mon chéri, si tu passes par ici, laisse un commentaire!