C'est officiel, on aime les mauvais garçons.


Pourquoi?

 

  • Il est assis seul, accoudé au comptoir, descendant des bières, le regard dans le vide, mystérieux, ténébreux et c'est justement son regard qu'on essai d'attirer. Il n'est pas exactement ce qu'on pourrait qualifier d'intéressé ou même d'entreprenant, et ça, ça titille l'ego. On passe la soirée à s'occuper des verres de tout notre groupe d'amis pour squatter le bar. En vain. Il ne reste que deux solutions: entamer la conversation comme une grande personne, ou lui renverser un mojito dessus, par «inadvertance».

«Oh désolée! Je suis tellement maladroite... je peux t'offrir un verre pour me faire excuser?»

 

Ou alors, au contraire, il nous fixe toute la soirée, depuis un coin sombre du bar. On fait semblant de ne se rendre compte de rien, on mordille notre paille en rougissant, mais la vérité c'est qu'on a du mal à suivre la conversation. Pourtant Lise et Caro sont en plein débat sur le sexy nouveau serveur. Mais non, il faut qu'on aille lui parler à lui. On finit par s'approcher. Il lance un «J'ai envie de toi, tu me suis?». C'est la pire phrase d'attaque jamais entendu et il y a écrit «piège mortel» sur le dos de son perfecto mais on se dit que bon, pour une fois, on peut bien se faire plaisir, puis c'est pas comme si on allait tomber amoureuse, hein!

aragorn fume

 

 

Dans les deux cas, on espère, en chemin vers son appart, qu'il va nous demander notre prénom. Puis, merde, c'est pas si important. «Au fait, moi c'est Marine». Comme ça c'est fait, plus de pression. «Enchanté Martine... » C'est pas très grave, il embrasse comme un dieu.

 

 

  • A part avoir resquillé dans le métro une fois ( et encore c'est parce qu'on était bourré) et écouter la musique un peu fort, on peut pas dire qu'on soit une hors la loi dans l'âme. Notre caution rebelle, elle ne tient qu'à lui, il nous l'offre sur un plateau. On irait bien faire un tour sur sa moto. Même qu'on ne porterait pas de casque. Puis courir dans la rue, main dans la main, pour échapper au serveur parce qu'on n'a pas payé l'addition, c'est foutrement excitant.

     

Vous avez dit excitant? L'adrénaline, ça s'appelle. Il parait même que le cerveau en produit un faisant un simple jogging. Et au moins, avec un jogging, on est pas obligé d'éviter la moitié des resto de Paris.

 

  • Il n'a jamais eu de relations sérieuses. Challenge accepted! (même si, soyons honnête il ne nous a rien demandé) Relever les défis, c'est un peu notre seconde nature. Puis ce problème d'engagement, c'est sûrement dû sa mère qui n'était pas assez présente. Ou une déception à l'ouverture des cadeaux à Noël quand il avait cinq ans.On l'imagine déjà, pauvre enfant, livré lui-même, obligé de s'amuser à couper les moustaches du chat puisqu'il n'a pas eu de Game Gear. Le monde a été injuste, on va rééquilibrer ça. D'ailleurs, nous on l'aime déjà (et merde).

    challenge accepted la fille horizontale

     

 

Il n'a jamais eu de relations sérieuse,il n'a aucune règle, il est libre. Puis on le retrouve, au pieu avec une blonde, et on comprend enfin ce que ça signifie réellement «l'amour, c'est mieux sans chaîne».

"Je te présente Olga, tu nous rejoints?"

 

  • Puis on est l'exception qui confirme la règle. Il était sauvage et indépendant. Mais ça, c'était avant. Avant nous.

 

Il n'y a pas d'exception. JAMAIS.

 

 

  • Il bosse en free lance, n'aime pas les montres, les horaires, avoir un patron. C'est cool, il est tout le temps dispo et il passe n'importe quelle heure chez nous.

    En gros, c'est un dealer. Il passe à n'importe quelle heure chez nous. Même à 2h du mat, le jour où on lui a dit qu'on avait un entretien super important qui allait changer notre vie.

 

  • « Pff si tu veux que ta vie change, fais-la changer, t'as pas besoin d'un entretien ». Il a des convictions, il est passionné, et bosser en entreprise c'est le mal.

 

Sauf que dans la pratique, il est quand même content quand on lui file 20 balles pour mettre de l'essence dans son scooter.

 

 

En fait, ce rebelle sexy est un type qui méprise notre mode de vie tant en en profitant, qui ne sera jamais fidèle ou fiable, qui n'aura jamais aucun respect pour ce que l’on fait.

Mais nous on est des romantiques et, dans la vraie vie comme au cinéma, on préfère imaginer qu'à la fin d'«Une nuit en enfer», Clooney repart avec Juliette Lewis.

Bien sûr, au lieu de ça, il la laisse en plan devant un ancien cimetière indien infesté de vampires. C'est juste un connard, quoi.

 

clooney une-nuit-en-enfer

 

Alors pourquoi on préfère les connards? Pour pouvoir se saouler et se plaindre avec les copines.